1. Définition : la quotité est la part du capital couverte par assuré
Le modèle réglementaire de fiche standardisée d’information prévoit d’indiquer la part du capital assuré pour chaque type de garantie. C’est cette part, exprimée en pourcentage, qui correspond à la quotité. Elle peut être différente d’un assuré à l’autre et, selon le contrat, d’une garantie à l’autre.
| Quotité | Capital couvert sur 200 000 € | Lecture | Protection |
| 50 % | 100 000 € | La moitié du capital est assurée | Partielle |
| 70 % | 140 000 € | 70 % du capital est assuré | Renforcée |
| 100 % | 200 000 € | Tout le capital est couvert sur cette tête | Intégrale sur cette tête |
2. Couple : 50/50, 70/30, 100/50 ou 100/100 ne protègent pas pareil
Pour deux co-emprunteurs, la quotité se répartit entre les deux têtes. Deux répartitions peuvent afficher le même total tout en protégeant différemment le foyer. Un 70/30 et un 50/50 totalisent tous les deux 100 %, mais l’effet d’un décès n’est pas le même selon la personne concernée.
| Répartition | Tête 1 | Tête 2 | Quotité totale | Capital cumulé assuré sur 200 000 € |
| 50 / 50 | 100 000 € | 100 000 € | 100 % | 200 000 € |
| 70 / 30 | 140 000 € | 60 000 € | 100 % | 200 000 € |
| 100 / 50 | 200 000 € | 100 000 € | 150 % | 300 000 € |
| 100 / 100 | 200 000 € | 200 000 € | 200 % | 400 000 € |
3. En cas de décès : la quotité détermine la part du capital prise en charge
La garantie décès prévoit le remboursement au prêteur du capital assuré selon les conditions du contrat. La quotité prend donc toute son importance au moment du sinistre.
50 / 50Décès de la tête 1Dans un exemple sur 200 000 € encore dus, 50 % du capital assuré correspondrait à 100 000 € pris en charge selon les conditions du contrat ; le solde resterait à rembourser.
70 / 30Décès de la tête à 70 %Sur 200 000 € de capital restant dû dans cet exemple, la couverture correspondrait à 140 000 € si la garantie s’applique intégralement.
100 / 100Décès de l’une des têtesChaque assuré est couvert à 100 % : la totalité du capital assuré peut être prise en charge si les conditions du contrat sont remplies.
Ces exemples illustrent la logique de la quotité. Le montant réellement versé dépend du capital dû au jour du sinistre, des garanties et des conditions contractuelles.
4. Coût : plus de quotité signifie généralement plus de capital assuré
Pour isoler l’effet de la quotité, prenons un exemple constant : prêt de 200 000 € sur 20 ans, taux d’assurance illustratif de 0,20 % calculé sur le capital initial. Le coût varie proportionnellement à la part assurée dans ce modèle simple.
| Quotité totale | Capital assuré | Mensualité | Coût sur 8 ans | Coût sur 20 ans |
| 50 % | 100 000 € | 16,67 €/mois | 1 600 € | 4 000 € |
| 70 % | 140 000 € | 23,33 €/mois | 2 240 € | 5 600 € |
| 100 % | 200 000 € | 33,33 €/mois | 3 200 € | 8 000 € |
| 150 % | 300 000 € | 50,00 €/mois | 4 800 € | 12 000 € |
| 200 % | 400 000 € | 66,67 €/mois | 6 400 € | 16 000 € |
Dans cet exemple, passer de 100 % à 200 % fait passer le coût théorique de 8 000 € à 16 000 €. Cette hausse correspond aussi à un doublement du capital assuré cumulé.
5. Revenus inégaux : pourquoi 70/30 peut être plus cohérent que 50/50
La répartition ne devrait pas être choisie uniquement pour réduire la prime. Elle peut être adaptée à la contribution réelle de chacun au remboursement, aux revenus, aux charges fixes et à la capacité du survivant à reprendre les mensualités.
COUPLE 50 / 50Revenus prochesRépartition simple lorsque les deux revenus et la participation au crédit sont comparables.
COUPLE 70 / 30Revenus déséquilibrésUne quotité plus forte peut être placée sur la personne dont le revenu est le plus déterminant pour le budget du foyer.
100 / 100Protection maximaleChaque tête couvre la totalité du capital, avec un coût généralement plus élevé.
Il n’existe pas de répartition universelle : la banque fixe ses exigences minimales dans le cadre du financement, et le niveau retenu doit aussi correspondre aux besoins du foyer.
6. Quotité et garanties : le pourcentage peut différer selon le risque couvert
Le modèle de FSI prévoit une quotité pour chaque type de garantie : décès, PTIA, incapacité, invalidité permanente totale, invalidité permanente partielle et perte d’emploi. Cela signifie qu’il faut lire la quotité avec la garantie concernée, pas seulement comme un pourcentage global.
| Garantie | Quotité à vérifier | Ce qui est couvert | Point d’attention |
| Décès | Part du capital assurée | Capital assuré selon le contrat | Vérifier les limites d’âge |
| PTIA | Part assurée | Capital selon conditions | Définition contractuelle |
| ITT | Part de l’échéance / couverture | Échéances selon le mode d’indemnisation | Franchise et profession couverte |
| IPT / IPP | Part couverte | Indemnisation selon invalidité | Seuils et barème |
7. FSI : où retrouver la quotité avant de signer
Dans le modèle réglementaire, la FSI précise que vous envisagez d’assurer tout ou partie du capital emprunté. Elle indique ensuite la quotité par type de garantie, puis le coût périodique, le coût total et le TAEA. C’est le document idéal pour aligner deux offres avant comparaison.
01Capital du prêtEx. 200 000 €.
02Quotité par garantieEx. décès 100 %, ITT 100 %.
03CotisationMontant périodique en euros.
04Coût totalPrix cumulé sur la durée.
05TAEAPoids annuel effectif.
06GarantiesDécès, PTIA, ITT, IPT, IPP, perte d’emploi.
8. Quotité et changement d’assurance : conservez un niveau équivalent aux exigences du prêteur
Lors d’une délégation ou d’une substitution d’assurance, la banque vérifie l’équivalence des garanties par rapport à ses exigences. La quotité fait partie des éléments pratiques à contrôler : une nouvelle offre moins chère qui réduit fortement la part de capital couverte ne correspond pas au même niveau de protection.
Exemple :remplacer un contrat 100/100 par un 50/50 peut réduire la prime, mais la couverture cumulée passe de 200 % à 100 %. Ce n’est donc pas une économie à protection identique.
9. Comment choisir sa quotité : 4 scénarios concrets
1Emprunteur seulUne quotité de 100 % couvre l’intégralité du capital sur la seule tête assurée.
2Couple revenus proches50/50 peut être cohérent si les deux revenus participent de façon comparable au remboursement.
3Couple revenus 70/30Une répartition 70/30 peut mieux refléter la dépendance du budget au revenu principal.
4Protection renforcée100/100 protège chaque tête à 100 %, mais augmente la base assurée cumulée et généralement le coût.
Le bon choix dépend du niveau demandé par le prêteur, du budget, des revenus de chacun, des autres protections du foyer et de la capacité à continuer de rembourser après un décès ou une invalidité.
10. Les 8 erreurs à éviter avec la quotité
Une quotité mal choisie peut soit coûter inutilement cher, soit laisser le foyer insuffisamment protégé. Voici les contrôles à faire avant de signer.
01Choisir 50/50 par défaut
Cette répartition ne tient pas compte des écarts de revenus.
02Comparer 100 % à 200 %
Le capital assuré n’est pas le même.
03Regarder seulement le prix
Une prime plus basse peut venir d’une couverture plus faible.
04Oublier les garanties
La quotité doit être lue garantie par garantie.
05Ignorer le revenu principal
Une faible quotité sur le revenu dominant peut fragiliser le foyer.
06Oublier le capital restant dû
Le montant pris en charge dépend du capital assuré au moment du sinistre.
07Changer sans vérifier la banque
La nouvelle couverture doit répondre aux exigences applicables au prêt.
08Ne pas relire la FSI
Quotité, coût, TAEA et garanties doivent être alignés entre deux offres.
✓À retenirLa meilleure quotité n’est pas la moins chère : c’est celle qui protège correctement le remboursement sans payer une couverture inutile.
Sources officielles et méthode 2026
La définition pratique de la quotité est tirée du modèle réglementaire de FSI : il prévoit la part du capital assuré pour chaque type de garantie et relie cette part au coût de l’assurance.
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EXEMPLES DE CALCULHypothèse Assurigo : 200 000 € / 20 ans / 0,20 %
Les coûts utilisés pour illustrer 50 %, 100 %, 150 % et 200 % de quotité sont des calculs pédagogiques proportionnels, pas des devis.
Attention :la quotité minimale exigée dépend des conditions du financement et du prêteur. Les documents contractuels et la FSI de votre dossier restent les références.