Refus assurance emprunteur 2026 : comprendre et agir Assureur · banque · AERAS · 3 niveaux · 420 000 € · 10 jours ouvrés · garanties alternatives
Assurance emprunteur · SAT 16/24

Refus d’assurance emprunteur : pourquoi et quelles solutions en 2026 ?

Un « refus d’assurance emprunteur » peut désigner deux situations différentes. L’assureur peut refuser de couvrir une personne après analyse du risque, notamment lorsque le dossier ne peut pas être accepté même après le parcours AERAS. La banque, elle, peut refuser un contrat externe si celui-ci ne présente pas un niveau de garanties équivalent à ses exigences. Dans ce second cas, le refus doit être explicite et intégralement motivé. Pour un risque aggravé de santé, AERAS prévoit jusqu’à 3 niveaux d’examen, avec un seuil de 420 000 € de part assurée et une échéance avant 71 ans pour l’accès au troisième niveau dans les situations prévues.

1. Refus de l’assureur ou refus de la banque : ne pas confondre

La première étape consiste à identifier qui refuse quoi. Les recours et les solutions ne sont pas les mêmes selon que l’assureur refuse de garantir la personne ou que la banque refuse un contrat choisi en délégation ou en substitution.

Type de refusQui décide ?Motif principalSolution à explorer
Refus d’assurer la personneAssureurRisque jugé non assurable selon sa politique de souscriptionAutre assureur, AERAS, garanties alternatives
Refus d’un contrat externeBanqueGaranties jugées non équivalentes ou dossier incompletCorriger le contrat ou compléter les pièces
Refus après niveau 3 AERASAssureur / pool spécialiséRisque non couvert après examen approfondiMédiation AERAS et garanties alternatives

2. Pourquoi un assureur peut refuser une assurance emprunteur ?

Les assureurs définissent librement les risques qu’ils acceptent de couvrir. Un refus peut intervenir après examen personnalisé du dossier lorsque le risque dépasse les critères de souscription de l’assureur. En pratique, plusieurs facteurs peuvent conduire à une acceptation avec surprime, une exclusion ou, plus rarement, un refus.

SANTÉRisque aggravé

Cancer récent, pathologie cardiovasculaire, maladie chronique ou autre risque nécessitant une analyse approfondie.

PROFESSIONActivité à risque

Certains métiers exposés peuvent nécessiter une tarification ou des garanties spécifiques.

SPORTPratique dangereuse

Sports aériens, mécaniques ou extrêmes peuvent entraîner exclusions ou conditions particulières.

ÂGE / DURÉELimites contractuelles

Les garanties peuvent cesser à certains âges ou ne pas être proposées au-delà d’un seuil.

Un dossier refusé par un assureur n’est pas automatiquement refusé par tous : les politiques de souscription et les offres peuvent différer.

3. Risque aggravé de santé : le parcours AERAS jusqu’au niveau 3

Lorsque l’état de santé ne permet pas une acceptation aux conditions standard, la convention AERAS prévoit un examen approfondi. Le dossier peut être transmis automatiquement d’un niveau au suivant sans nouvelle demande complète de l’emprunteur.

NiveauExamenIssue possibleRepère
Niveau 1Analyse standardAcceptation, surprime/exclusion ou niveau 2Premier examen
Niveau 2Service médical spécialiséProposition adaptée ou niveau 3Examens complémentaires possibles
Niveau 3Experts médicaux, assureurs et réassureursProposition ou refus final dans ce parcoursPart assurée ≤ 420 000 € et contrat avant 71 ans dans le cadre prévu

AERAS rappelle qu’un refus d’assurance reste possible, mais qu’il doit intervenir après un examen personnalisé du dossier et, lorsqu’il remplit les conditions, après transmission au troisième niveau.

4. Après un refus AERAS : médiation et garanties alternatives

Si aucune proposition d’assurance ne peut être faite, plusieurs voies restent ouvertes. Le courrier de refus doit notamment indiquer le niveau d’examen atteint et les coordonnées de la commission de médiation AERAS. Le prêteur doit aussi examiner les garanties alternatives lorsque l’assurance n’est pas possible.

CAUTIONPersonne solvable

Une caution peut garantir le remboursement si sa situation financière est jugée suffisante.

HYPOTHÈQUEAutre bien immobilier

Un bien appartenant à l’emprunteur ou à un tiers peut parfois servir de garantie.

NANTISSEMENTAssurance-vie ou titres

Un capital financier peut être affecté en garantie du prêt.

PRÉVOYANCEContrat existant

Une prévoyance individuelle peut être étudiée selon son niveau de sécurité.

La banque apprécie la valeur de la garantie alternative. Elle doit offrir une sécurité suffisante au prêteur et à l’emprunteur.

5. Refus de la banque : elle ne peut pas rejeter un contrat équivalent sans motif

Lors d’une délégation ou d’un changement d’assurance, le prêteur ne peut pas refuser un autre contrat dès lors qu’il présente un niveau de garantie équivalent au contrat proposé par la banque. Toute décision de refus doit être explicite, comporter l’intégralité des motifs et préciser, le cas échéant, les informations ou garanties manquantes.

Motif bancaireExempleRefus possible ?Correction
Quotité insuffisante50 % proposés alors que 100 % sont exigésOuiRelever la quotité
Franchise trop longue180 jours au lieu de 90Oui si 90 jours sont exigésChoisir l’option adaptée
Garantie manquanteIPT absenteOui si IPT exigéeAjouter la garantie
Dossier incompletDurée, taux, franchise ou document absentAnalyse bloquéeCompléter les informations
Contrat réellement équivalentTous les critères satisfaitsNon sur ce fondementDemander l’application de L313-30

6. Contrôles DGCCRF : 61 professionnels, 15 établissements en anomalie

La DGCCRF a contrôlé 61 professionnels en 2023 et 2024 — banques, assureurs et courtiers — sur l’application des règles de l’assurance emprunteur. 15 établissements présentaient au moins un manquement, soit environ 25 % d’anomalies dans l’échantillon contrôlé.

61professionnels contrôlés
15avec au moins un manquement
≈ 25 %de taux d’anomalie dans l’enquête
11manquements ayant donné lieu à une suite corrective ou répressive

La DGCCRF indique que les banques justifiaient leurs refus par des dossiers incomplets ou des informations inexactes ou manquantes concernant le crédit ou l’assurance. Les refus définitifs se concentraient désormais sur l’absence d’équivalence des garanties.

7. Demande de substitution refusée : délai de 10 jours ouvrés et recours pratique

Lorsqu’une demande de changement d’assurance est adressée à la banque, le Code prévoit un délai de 10 jours ouvrés pour notifier la décision dans les situations concernées. La DGCCRF a relevé plusieurs manquements précisément sur ce délai.

01Lire le motif exact

Quotité, franchise, garantie ou information manquante doivent être identifiées.

02Comparer avec la fiche personnalisée

Vérifiez le critère d’équivalence invoqué par la banque.

03Corriger si nécessaire

Modifier le contrat ou fournir la pièce manquante.

04Conserver les preuves

Date d’envoi, accusé de réception, contrat et courrier de refus.

À retenir :un refus bancaire vague ou non motivé ne correspond pas aux exigences de l’article L313-30.

8. Refus d’agrément de l’assuré : le délai spécial d’un mois

Le Code de la consommation prévoit un cas particulier lorsque l’assureur a subordonné sa garantie à l’agrément de la personne assurée et que cet agrément n’est pas donné. L’article L313-29 permet alors à l’emprunteur de demander la résolution du contrat de prêt sans frais ni pénalité, à condition d’agir dans un délai de 1 mois à compter de la notification du refus.

1 moispour demander la résolution dans ce cas juridique précis.
0 €de frais ou pénalité de résolution prévus par le texte.
Notification du refuspoint de départ du délai.

Ce mécanisme est spécifique : il ne faut pas le confondre avec une simple demande de substitution d’assurance en cours de prêt.

9. 4 situations de refus : quoi faire immédiatement ?

SANTÉRefus après questionnaire

Vérifier l’application AERAS, le niveau d’examen atteint et comparer d’autres assureurs.

GARANTIESBanque refuse la délégation

Identifier le critère non équivalent et corriger la couverture.

DOSSIER INCOMPLETInformation manquante

Compléter capital, durée, quotité, taux, franchise ou certificat.

NIVEAU 3 AERASAucune proposition

Saisir la médiation si nécessaire et examiner caution, nantissement ou hypothèque.

10. Les 8 erreurs à éviter après un refus d’assurance emprunteur

Un refus ne signifie pas toujours la fin du financement. Ces 8 vérifications permettent de savoir si le dossier peut être corrigé, présenté ailleurs ou garanti autrement.

01

Confondre banque et assureur

Le motif et le recours ne sont pas les mêmes.

02

Abandonner après un seul assureur

Les politiques de souscription peuvent varier.

03

Oublier AERAS

Un risque aggravé de santé peut bénéficier de plusieurs niveaux d’examen.

04

Accepter un refus bancaire vague

La décision doit préciser tous les motifs et les éléments manquants.

05

Réduire les garanties au hasard

Une couverture moins chère peut devenir non équivalente.

06

Oublier les garanties alternatives

Caution, hypothèque, nantissement ou prévoyance peuvent être étudiés.

07

Laisser passer les délais

10 jours ouvrés pour certaines décisions bancaires ; 1 mois dans le cas spécifique de L313-29.

08

Ne pas garder les preuves

Conservez devis, notice, envois, réponses et motifs de refus.

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À retenir

Après un refus, identifiez d’abord l’auteur et le motif exact : c’est ce qui détermine la solution réellement utile.

Sources officielles et méthode 2026

Les droits et délais présentés ici sont vérifiés sur le Code de la consommation, le site officiel AERAS et les contrôles publiés par la DGCCRF.

Point pratique :demandez toujours un refus écrit, daté et détaillé. Sans motif précis, il est impossible de savoir si vous devez changer d’assureur, corriger le contrat ou contester la décision bancaire.
Information :un refus est une décision individuelle. Les solutions dépendent du type de refus, du crédit, des garanties demandées, du profil de l’emprunteur et des possibilités de garantie alternative acceptées par le prêteur.

Un refus n’empêche pas toujours de trouver une autre solution

Comparez d’autres contrats, vérifiez l’équivalence et explorez AERAS ou les garanties alternatives selon le motif.

→ Comparer les assurances emprunteur

FAQ refus assurance emprunteur 2026

10 réponses détaillées et chiffrées sur les refus de l’assureur, les refus bancaires, AERAS, les délais et les garanties alternatives.

Un assureur peut refuser un dossier lorsqu’il estime que le risque ne peut pas être couvert selon ses critères de souscription, notamment après analyse de la santé, de l’âge, de la profession ou de certains risques particuliers. Un refus bancaire est différent : il porte généralement sur l’absence d’équivalence des garanties ou sur un dossier incomplet.

Oui. Les assureurs définissent les risques qu’ils acceptent de couvrir. Dans le cadre AERAS, un refus reste possible, mais il doit intervenir après un examen personnalisé et, lorsque le dossier remplit les conditions, après transmission au troisième niveau. Un autre assureur peut cependant prendre une décision différente.

Vérifiez d’abord si le parcours AERAS a bien été appliqué. Pour les prêts immobiliers et professionnels concernés, le dossier peut passer par trois niveaux. Le troisième niveau concerne notamment les dossiers dont la part assurée n’excède pas 420 000 € et dont le contrat se termine avant 71 ans. Comparez également d’autres assureurs.

Le courrier doit indiquer le niveau auquel le refus est intervenu et les coordonnées de la commission de médiation AERAS. Vous pouvez demander les raisons médicales au médecin de l’assureur et examiner avec la banque des garanties alternatives comme une caution, une hypothèque ou un nantissement.

Oui si le contrat ne présente pas un niveau de garanties équivalent à ses exigences. En revanche, l’article L313-30 interdit de refuser un autre contrat lorsqu’il présente un niveau équivalent. Toute décision de refus doit être explicite, comporter l’intégralité des motifs et préciser les informations ou garanties manquantes.

Dans les situations prévues lors d’une substitution, le prêteur dispose de 10 jours ouvrés pour notifier son acceptation ou son refus. La DGCCRF a relevé plusieurs manquements sur ce délai lors de ses contrôles de 2023 et 2024.

La DGCCRF a contrôlé 61 professionnels en 2023 et 2024 et a relevé au moins un manquement chez 15 d’entre eux, soit environ 25 % de l’échantillon contrôlé. Elle indique que les refus définitifs se concentraient désormais sur l’absence d’équivalence des garanties.

Cela signifie que le contrat proposé ne respecte pas un critère exigé par la banque. Exemple : 50 % de quotité au lieu de 100 %, ou 180 jours de franchise ITT au lieu de 90 jours. Dans ce cas, le refus peut souvent être corrigé en adaptant le contrat puis en présentant une nouvelle demande.

Oui dans un cas juridique très précis prévu par l’article L313-29 : lorsque l’assureur a subordonné sa garantie à l’agrément de la personne assurée et que cet agrément n’est pas donné, l’emprunteur peut demander la résolution du prêt sans frais ni pénalité dans le mois suivant la notification du refus.

AERAS prévoit notamment la caution d’une personne solvable, l’hypothèque sur un autre bien, le nantissement d’un portefeuille ou d’un contrat d’assurance-vie, ainsi que certaines prévoyances individuelles. Le prêteur reste compétent pour apprécier si la garantie offre une sécurité suffisante.

Retrouvez le guide complet de l’assurance emprunteur

Cette page traite spécifiquement du refus d’assurance emprunteur. Pour revoir coût, garanties, santé, AERAS et changement de contrat, revenez au guide central.

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